Sortir de sa zone de confort

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J’ai commencé l’année 2019 avec l’envie irrépressible de me lancer des défis et de ne pas rester dans ce que je connaissais déjà.

Plutôt que de prendre de petites résolutions qui, je le sais, ne tiendrait pas deux jours, j’ai décidé de donner une ligne de conduite à mon année : sortir de ma zone de confort. Il s’agissait d’une envie profonde de changer de route, d’affronter mes peurs car ce confort dans lequel je m’enferme parfois est souvent la source de mes émotions négatives. Ma maman me répète souvent « La peur n’évite pas le danger ». La peur fait souvent partie de mon quotidien : peur du jugement, peur de mal faire, peur du regard de l’autre… Et souvent, au lieu d’y faire face, je me renferme dans mon cocon et reste dans cette zone si douce : ma zone de confort. Celle qui a le don de, en même temps me rassurer, mais aussi de m’enfermer.

Je sais qu’avoir peur ne rime à rien, et je suis convaincue que c’est en affrontant ses démons que l’on trouve épanouissement et bonheur. J’en suis intimement convaincue, et pourtant, jusqu’ici j’ai encore du mal à affronter le regard des autres et la peur du jugement.

J’ai alors commencé mon année 2019 par appliquer cette nouvelle ligne de conduite ; dès les premiers jours de Janvier, je suis passée de l’autre côté de l’objectif, exercice que je n’avais pas à présent jamais réussi à faire.

C’est la talentueuse Céline Chhuon qui m’a photographiée. Je suis admirative de son travail si délicat et féminin depuis de nombreuses années et c’est d’ailleurs l’une de mes premières rencontres Instagram ! (A l’époque j’avais un cabinet de sophrologie à Paris et Céline ne travaillait pas très loin. Nous avons alors décidé un midi de déjeuner ensemble, il y a bien 4/5 ans !) J’étais très heureuse de pouvoir enfin faire une séance photo avec elle car je ne doute pas une seconde de son talent, et son approche est bienveillante.

J’avoue que je ne m’y suis pas rendue sans appréhensions. J’avais peur du jugement (argh si seulement je pouvais définitivement m’en débarrasser !), peur de ne pas m’aimer sur les images, peur de ne pas y arriver et ne pas être à la hauteur… A la hauteur de quoi ? Je ne sais pas, probablement à la hauteur de ce que j’attendais de moi-même, à la hauteur de mes espérances… Peur d’affronter mon physique, de voir qui j’étais, sans filtre, peur de me dévoiler à quelqu’un.

Passer devant l’objectif est un sacré exercice. Il est loin d’être évident de soutenir le regard face à un appareil photo, sembler naturelle, ne pas stresser et oublier toutes ces injonctions de perfection. Je suis quelqu’un d’extrêmement perfectionniste, et malheureusement c’est un handicap. Quand j’estime que quelque chose n’est pas parfait, cela me pèse tellement que j’ai tendance à abandonner. Le besoin de perfection m’a empêché souvent de m’épanouir, me mettant en compétition avec moi-même, dans une quête de perfection qui, si elle n’était pas atteinte, remettait toutes mes qualités en question. J’ai passé une scolarité entière à essayer d’être la meilleure de moi-même, parce que je pensais que si je n’étais pas parfaite, alors je n’arriverais à rien. Et il en est de même avec mon physique. Puisque j’estime mon corps imparfait, alors je préfère faire l’autruche et ne pas le montrer ni me dévoiler, quitte à ne jamais affronter mes complexes.

Cet exercice photographique était donc un sacré défi. J’avais terriblement peur de ne pas être parfaite, et il m’a fallu un petit moment pour accepter le fait que j’allais faire une séance photo et réussir à lâcher prise sur l’image que je pourrais renvoyer. Heureusement, j’ai eu la chance de tomber sur Céline, qui a réussi à me mettre très à l’aise.

Je suis sortie de ma zone de confort une première fois lorsque j’ai posé, et je sors de ma zone de confort une seconde fois en publiant ces photos, restées dans un dossier de mon ordinateur depuis un an maintenant. Je pense que si la première partie du job a été réalisée l’an dernier en posant devant une caméra, la deuxième partie est d’assumer les clichés et arrêter de se cacher une bonne fois pour toutes !

Le travail de Céline est remarquable, cela m’a beaucoup aidée. Que ce soit au moment de la prise de vue grâce à sa bienveillance ou le résultat des photos livrées, il n’y a rien à redire. Les photos sont simples, sobres, juste ce qu’il faut pour laisser la personnalité transparaître. Et grâce à son merveilleux travail, j’ai fini par regarder les images avec un oeil plus doux, et je me suis acceptée, moi, Amandine, telle que je suis.

Parmi toutes les photos que Céline a envoyé, j’en ai choisi huit et j’ai décidé de toutes les partager. Initialement, je ne souhaitais en partager qu’une ou deux, de peur de paraitre égocentrique. Et puis finalement, toutes les partager, c’est sortir de ma zone de confort une fois de plus. Ca me coute d’afficher ma frimousse, mon corps ici, mais je pense que cela peut aussi être salvateur. Pour s’aimer comme on est, pour s’accepter, et se défaire de la peur. La peur d’être vue comme égocentrique, la peur d’être jugée sur le physique, la peur de se dévoiler.

Je sors de ma zone de confort, une fois de plus.

Si vous aussi, vous êtes passés derrière l’objectif, si vous avez envie de vous dépasser, ou que vous avez une expérience similaire, ou même simplement si cet article vous a parlé n’hésitez pas à me laisser un petit mot, j’adore discuter avec vous :)!

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